Économie du partage : otage du marketing ?

 In Conso collab

Nos modes de consommation sont bouleversés par l’Économie du partage. Les acteurs historiques sont balayés par des nouveaux modèles économiques en quelques mois seulement. Les valorisations des nouveaux acteurs tels que AirBnB, Uber, Blablacar explosent… à vitesse grand V, certains nous annoncent la fin d’une civilisation… pour une meilleure ?

L’Économie du partage tout comme l’économie sociale et solidaire (ESS) ça sonne bien, on se sent tout de suite en confiance et en plus les avantages sont non négligeables. Financièrement déjà, avec des revenus complémentaires d’un côté et une offre abondante et/ou des économies de l’autre. Socialement on rencontre des gens qui partagent les mêmes valeurs et on peut même avoir un coup de foudre pendant un covoiturage, le rêve ! Enfin tout du moins c’est comme cela que le marketing nous vend le « concept ».

Marketing VS Réalité

Encore une fois la réalité est moins rose. Comme dans l’industrie alimentaire, les messages publicitaires s’éloignent de plus en plus de la vraie vie. Pour ceux qui n’ont pas pu voir le reportage de Cash Investigation, je vous incite vivement à le faire. Elise Lucet maîtrise parfaitement l’investigation et surtout l’art de l’interview. Politiques et rois de la communication se prennent les pieds dans le tapis, on savoure ! Pour les solutions et afin de rester optimistes offrez-vous le visionnage du film Demain dont nous avons parlé dans un précèdent billet.

« Pourquoi le jambon est-il rose ? »

Démonstration par l’exemple

Prenons une nouvelle fois le cas d’Uber, en quelques années seulement il occupe un rôle majeur en ayant réinventé l’industrie du transport. Avec ses quelques milliers d’employés qui assurent les fonctions supports il génère plusieurs milliards de CA annuel (on parle de 2M€). Ceux qui produisent le service ? Environ 1 million de chauffeurs « indépendants » répartis dans plus de 350 villes. Pour le client c’est la promesse d’un maillage important, d‘un prix raisonnable et d’un service de qualité accessible numériquement. Côté chauffeur, Uber vous offre la possibilité d’avoir un revenu complémentaire (ou principal), d’être votre propre patron et de prendre l’ascenseur social souvent grippé en France. Plutôt pas mal non ?

Par contre le revers de la médaille est plus sombre… Les taxis se battent-ils à armes égales, les chauffeurs indépendants, le sont-ils réellement ? Et le droit du travail, les acquis sociaux chèrement acquis, existent-ils encore pour ces chauffeurs ? Que deviendront les chauffeurs lorsque Ford Mercedes (ou Tesla) auront finalisés la conduite autonome complète dans 3 ou 5 ans ? (Voir l’article Uber commande 100’000 Mercedes Classe S semi-autonome). Et pour la fiscalité que paye Uber en France, participe-il réellement à l’économie du pays ? Rien n’est moins sûr.

 

Pour quel sens ?

Mais alors comment décrypter le marketing adapté à l’Économie du partage ? Doit-on suivre aveuglément une start-up et rejoindre sa communauté ? De notre point de vue il ne suffit pas d’être jeune et d’avoir une App pour être une start-up. De même une grande communauté bien orchestrée sur les médias sociaux n’a pas plus de valeur que la carte fidélité d’un hard discounter.

Pour nous à turtle.camp ce qui compte vraiment c’est le sens. Le vrai, sincère et auquel on croit farouchement (naïvement ?) . C’est pourquoi, bien qu’inscrit en tant que « loueur de véhicules » selon les catégories INSEE, notre conviction est d’être opérateur de partage de véhicules de loisirs. Notre souhait est de développer une communauté d’utilisateurs réguliers qui partagent nos aspirations de partage, de bienveillance mais également de plaisir. Christophe Morel, l’un de nos premiers membres Camper illustre parfaitement cela :

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« L’année prochaine les choses sérieuses commencent pour Mathieu. Il participera aux coupes de France et de Suisse en Cadet avec beaucoup de courses au programme. C’est un vrai plus de pouvoir compter sur tout le confort d’un camping-car comme le Hymer Tramp. Bientôt on va finir en motorhome comme au Tour de France… A mon époque c’était plutôt bivouac dans la BX Break familiale au milieu des roues ! »

Les camping-cars sont des véhicules de loisirs mais ils ne sont pas les seuls. Le créneau plaisir comprend également les pick-ups, les cabriolets mais aussi les motos ou les quads. Restez donc branchés, nous allons vous annoncer quelques nouveautés rapidement. Merci à tous pour vos messages d’encouragement et rendez-vous au salon des véhicules de loisir au Bourget.

 

Crédits photo : Adobe Stock, Xavier Maumon

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